Le Bal des disparu-e-s

Dernier éclat de la Commune de Paris

Dès 10 ans / Durée : 1h30 / Création 6 novembre 2020 au Polaris (Corbas)


  • Mise en scène : Soizic de la Chapelle, Lisa Robert
  • Jeu : Arthur Baratin, Anthony Liébault, Camille Roy, Pierre-Damien Traverso, Lorine Wolff
  • Écriture : Soizic de la Chapelle
  • Création lumière : Lisa Robert
  • Scénographie : Camille Davy
  • Construction : Olivier Filipucci
  • Création sonore : Martin Poncet
  • Costumes : Mathilde Giraudeau
  • Formation chant : Mélanie Moussay
  • Voix off : Sébastien Mortamet
  • Graphisme, illustration : Amélie Cordier
  • Diffusion : Helia Ronat-Mallié

Cette création a commencé dans le cadre d'un compagnonnage (dispositif DRAC) avec l’Agence de voyages imaginaires (Marseille).

Spectacle soutenu par la DRAC ARA, la Région ARA, la Ville de Lyon, l'association Beaumarchais-SACD, le théâtre du Polaris (Corbas), le Théâtre Dijon-Bourgogne CDN (Dijon), le Service Culturel de Durance Luberon Verdon Agglomération (Manosque), le Théâtre Jean Marais (St Fons), TEC (St-Maurice-L'Exil), La Dame d'Angleterre (Brignon) et Le Théâtre de l'Unité (Audincourt).


Résumé

Jeanne et Eugène allaient se marier. Mais il y a quatre jours, Eugène est mort sur le front en se battant pour la Commune. Buffet dressé, cotillons et robe de mariée, tout était prêt. Alors Jeanne a décidé de célébrer ce mariage malgré tout, à titre posthume. Parce qu’il faut bien continuer à vivre, à boire et à aimer – avant de mourir. Oui, parce que ce n’est pas un jour comme les autres. Nous sommes le 21 mai 1871, c’est le dernier jour de la Commune de Paris. Dans la nuit, les invité-e-s vont apprendre que les Versaillais sont entrés dans Paris, et qu’aucun-e n’en réchappera. Dans une semaine, jour pour jour, tout le monde ici sera mort.


Jeanne : Oui, j’ai épousé l’homme que j’ai aimé ! J’ai dîné royalement avant de partir ! On s’est gargarisé la gorge et le cœur avec un peu de vin vieux, avant qu’on nous lave la tête et qu’on nous rince les entrailles avec du plomb ! La Commune n’en a pas été perdue pour si peu… Et j’ai eu la veine de finir comme une viveuse, après avoir vécu comme une meurt-de-faim ! Mesdames et Messieurs, à votre santé !